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Moraliste

Je ne suis pas un bon exemple de pratique religieuse, mais profondément je suis extrêmement moraliste. Je me fixe des règles morales épouvantablement sévères, ce qui fait qu’il y a une certaine idée de bonheur qui est exclue pour moi. Parce qu’il y a des choses que je n’aurais pas dû faire, des règles personnelles que j’ai enfreintes. J’ai été trop faible, j’ai suivi le plaisir parfois, je n’aurais pas dû. Alors je me le fais payer. Personne ne peut me punir, alors je le fais moi-même, et bien plus durement. Je suis sûre que la confession doit être un grand soulagement.

Le corps humain

J’aime toucher les statues. Comme tout le monde, d’ailleurs : dans les musées, il y a toujours des mains qui traînent quand on pense que tout le monde est parti. Les endroits les plus arrondis brillent toujours davantage. C’est très apaisant. J’aimerais avoir une statue à toucher à la maison, le dos d’un homme ou d’une femme, j’adore le dos, je trouve que les fesses sont une partie remarquable du corps humain. Personnellement, je toucherais, en passant. Je suis touchée par la forme humaine. La perfection n’est pas indispensable. Les seins des filles, quand ils sont arrogants, très hauts et très jolis, c’est de toute beauté. Mais ce que j’aime aussi, c’est quand ils sont un peu tombés. Je trouve ça touchant et même un peu troublant. C’est souvent un petit défaut qui me charme, autant dans le corps masculin : des hommes un peu âgés, qui n’ont plus de taille. J’aime les positions de faiblesse, de supplication, de prière. Je ne suis pas du tout attirée par un Tarzan, sauf s’il a manqué sa liane et qu’il gît après la chute.

Épouvante

Ce fut une des plus grandes rigolades de ma vie. J’avais emmené mon père et, depuis, j’ai lu son journal de cette période-là. Dans un studio de Rome, on avait construit un cimetière écossais avec des tombes en polyester et un malheureux chat roux qu’on essayait de brosser à rebrousse-poil pour qu’il ait l’air méchant et pour qu’il saute sur le cercueil du malheureux Mac Grief. Il ne voulait pas, c’était un amour, exactement comme le chat de «La nuit américaine» ! Alors que dans le scénario, il regardait «férocement» le corbillard et sautait comme un guépard… Mon père a noté que toutes les tombes du cimetière portaient le nom de Mac Grief : Angus Mac Grief, Jock Mac Grief, Fergus Mac Grief, et puis les mêmes qui revenaient parce qu’ils ne connaissaient que trois noms écossais.

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