Petition Irak

Découvrez les actus d'un français en Irak

Les indépendants

TF1 Vidéo

On compte aujourd’hui sur le marché de la vidéo une bonne vingtaine d’éditeurs indépendants plus ou moins importants, parmi lesquels Fil à Film, Delta Vidéo, Zeed Production, René Chateau, FIP, Proserpine, RCV, Antarès, Echo, Zénith Productions, Editions Montparnasse, Scherzo, TF1 Vidéo, Virgin Vidéo que nous évoquerons plus loin, en quelques lignes. Le stade le plus délicat pour l’indépendant est celui de l’acquisition des droits de films. Cette étape est très importante, car il faut à la fois être convaincu de la valeur marchande du produit en question, de sa rentabilité future, et l’acquérir à un prix raisonnable. A cet égard, les grands marchés internationaux, comme le Mifed à Milan, sont le théâtre d’une véritable foire d’empoigne entre éditeurs qui souhaitent acquérir les droits vidéo de telle ou telle œuvre. Ainsi chacun, pour alimenter son catalogue, doit se battre pour décrocher la timbale. Par ailleurs, l’indépendant doit parfois oser faire de gros investissements sur un film afin de redorer l’image de marque de son catalogue sans avoir pour autant la garantie de rentabiliser le produit. C’est ce que fit Proserpine, en 1987, en achetant les droits de « Jean de Florette » et « Manon des sources » (huit millions de francs pour les deux films). Dans ce cas précis, et suite à l’énorme succès obtenu en salles, les risques étaient certes minimes, mais il fallait oser (le film resta en tête des ventes pendant près de trente semaines).

La société Fil à Film, après achat des droits du film, assure totalement la fabrication et la duplication du produit. En effet, Jean-François Davy, grâce à ses deux sociétés Vidéopouce (duplication) et Fil à Film (édition) et grâce également à son importante unité de loading (bobinage), fabrique plus d’un million de cassettes vierges par mois et duplique tous les titres de son catalogue (plus de mille à ce jour). René Chateau « l’ancien », le cinéphile de la vidéo, l’homme qui lança les trois célèbres salles du Hollywood Boulevard revient en force avec une célèbre collection Mémoire du cinéma français, collection qui comptera, d’ici à 1992, environ 400 films (70 sont aujourd’hui disponibles). En ce qui concerne la fabrication, René Chateau fait exclusivement appel à VDM, l’un des deux grands laboratoires français de duplication. Proserpine, dont le fer de lance fut longtemps le film français (« La chèvre », « Les ripoux », « Camille Claudel »…) se tourne désormais vers d’autres produits (que les professionnels appellent le « non-film » ou encore produit parallèle) comme le documentaire (sports, animaux…), le dessin animé ou les produits musicaux, soit 2 000 programmes environ, répertoriés dans le Guide 1990/1991 de la cassette que vient de publier Vidéo 7. On l’aura compris, le « non-film » constitue une nouvelle gamme de produits sur laquelle il faudra désormais compter, selon Jean Veidly (Proserpine) : « La raison de notre changement radical est simple : 120 ou 130 films sont produits chaque année en France et une dizaine seulement possèdent un réel potentiel pour la vidéo. Et puis les gens sont de plus en plus à la recherche d’images spectaculaires, insolites ou rarissimes. Exemple : « Le tour 90 » que nous venons d’éditer en association avec Antenne 2, qui est proposé à la vente à 149 francs, un prix correct pour un passionné. Delta Vidéo est devenu, ces dernières années, un des grands en proposant d’excellents films comme « Un monde à part », « Angel heart », « Double détente » (cassette de diamant 1990), les trois « Rambo » (« Rambo 3 » fut même, en 1989, cassette double diamant) ou encore quatorze des meilleurs films de Jackie Chan avant de se lancer dans le laser disc (dix titres déjà programmés).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *